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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 16:46

Je rattrape mon retard au niveau des CR

1 semaine avant l'UTMB je me laisse quand même tenté par le trail du télégraphe, la version courte du trail du Galibier. Même si l'UTMB n'est pas un objectif, je suis raisonnable, la suite montrera que je n'aurai pas du...

 

Une course courte pour se remettre dans la course à pied car je n'ai pas couru depuis le dernier trail en ubaye il y a deux semaines, pas d'entraînement mais beaucoup d'activité physique sur le chantier mais ça n'est peut 'être pas un si bon entraînement que ça.

 

Départ commun des deux parcours, cette fois je dois être devant, je fais le petit. Le départ est étrange, je suis devant mais ça ne va pas vite c'est bizarre, puis après la voie ferrée, Laurent Fabre, qui fait équipe avec Valentine met un coup de sprint pour mettre le feu aux poudre. Pas manqué, Nicolas facin, un jeune de saint jean de Maurienne en pleine progression, part au quart de tour, j'essaye de tenir le rythme mais il faut que je me fasse violence, je garde quand même le contact, Stephane Avrillon n'est pas loin non plus, ainsi que Clovis Dalban Morenas qui a décidé aussi de faire le petit parcours avant la CCC.

Dans la descente, je reviens plus près de Nicolas mais sur le plat suivant c'est encore un rythme soutenu que Nicolas maintient. Je regrette déjà de ne pas être parti sur le grand parcours, c'est trop rapide pour moi, enfin on verra bien. Clovis est avec nous à l'attaque de la montée au fort du télégraphe, Nicolas tient toujours le rythme pour moi ça va un peu mieux mais c'est encore un peu rapide, on discute un peu avec Nico mais je dois garder mon souffle, il semble pas mal lui. Clovis a lâché un peu tandis que Stéphane revient à vu. On continue comme ca sur cette montée régulière. Je sens que je vais avoir du mal à tenir le rythme mais je m'accroche quand même. Je ne veux pas me blesser avant l'UTMB quand même. Juste avant le fort, je prends un nouveau Gel et Nicolas prend un peu le large. Je ne parviendrai pas à combler ce retard. Après le fort, sur le plat descendant j'essaye pourtant, c'est presque du sprint, mais je ne reviens pas. Dans la relance suivante, les jambes ne sont pas là, j'ai l'impression d'être à l'arrêt, je vois Nico devant, ça doit être un peu pareil pour lui. Sinon derrière personne en vue.  Je l'aurai à vue de temps en temps mais je ne comblerai pas le retard. D'autant plus que je sais que le parcours a été modifié et c'est plus court. Justement à un moment je ne suis pas sur du chemin, c'est la honte j'ai pas regardé le parcours et je ne sais pas si on prend encore la même piste de VTT que l'année dernière. je fais demi tour car j'ai croisé une autre piste un peu avant, mais pas de balisage, je retourne encore jusqu'à retrouver un balisage. J'en vois un, je reprends donc ma route initiale. J'avais peu de chance de rattraper Nico mais maintenant c'est impossible. Arrivé à Pré ront il doit avoir 1' à 1'30 d'avance. Je ralenti et je fais la descente prudemment c'est tellement court que je ne peux pas rattraper cet écart, ca sert à rien de risquer la blessure et de traumatiser les quadris !!

Je franchi donc la ligne en 2ème position à 2min de Nico, Félicitations à Nicolas pour sa course. Derrière c'est Stephane qui prendra la 3ème place devant Clovis.

Nous avons eu un beau temps pour courir à la fraîche avec ce départ matinal, les coureurs du long vont certainement souffrir un peu de la chaleur.

Après le podium c'est retour sur le chantier, nous devons décoffrer.  Prochaine course l'UTMB.

Par Ludo - Publié dans : Trail
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Jeudi 16 septembre 2010 4 16 /09 /Sep /2010 15:43

Ubaye.JPGBon plus d'un mois de retard pour ce compte rendu !! pas mal c'est une bonne perf mais mon chantier a bien avancé pendant ce temps là !!

 

J'ai décidé de revenir sur cette course car c'est vrai que l'an dernier j'avais été assez critique sur le parcours, les organisateurs m'ont invité et m'ont dit qu'ils l'avaient changé en grande partie ...

 

Je retrouve Guillaume et l'équipe de l'organisation sur place pour le repas d'avant course, très sympa ! Le lendemain c'est presque grasse matinée, on se lève une heure avant la course, le milk-shake avalé, on se rend sur le départ. Le départ est identique à l'année dernière avec une partie très roulante. Les deux parcours partent ensemble et c'est difficile de savoir qui coure sur quoi. J'essaye quand même de garder un contact visuel avec la tête de course le temps de savoir où nous en sommes. Guillaume revient à ma hauteur et me dit que c'est rapide et que les personnes devant doivent être sur le petit parcours. Il me dit on est à 16.5km/h. Ah ouais quand même, je garde quand même un bon rythme sur le plat. Par contre à la première pente raide, je n'hésite pas à marcher et temporiser un peu.  Petit à petit nous sommes un groupe de 6 coureurs, Patrice Marmet, Clovis Dalban Morenas, Sylvain Court, Raphael Grisel, Guillaume et moi. A la bifurcation, personne ne tourne sur le petit parcours !! Guillaume est surpris, on sait maintenant où nous en sommes, c'est la tête du grand parcours 2-3 coureurs du petit parcours sont passés.

Le rythme est toujours élevé, Raphael en tête ne relâche pas la pression. Nous allons passer devant Patrice dans la descente, arrivé au ravito, je prends le temps de faire  le plein d'eau, une bonne montée nous attend et il fait chaud. Dans cette montée, Raphael est toujours devant, il trottine tout le temps, Guillaume et sylvain s'accrochent, je suis un peu derrière. Clovis et Patrice sont un peu détachés. Je remonte sur Guillaume et Sylvain et je me décide à mettre un peu de pression à Raphael pour voir... On se détache un peu, Guilaume fait l'effort pour revenir. Après cette bonne montée, il y a un faut plat montant, on reste toujours derrière Raph, mais le rythme semble moins rapide, Sylvain est revenu sur nous d'ailleurs. Nous rejoignons les coureurs du petit parcours sur quelques centaines de mètres.

Puis au ravitaillement, le petit parcours rentre à la maison, mais nous, nous continuons une belle ascension sur un single en lacet. Guillaume est passé devant et donne le rythme, puis c'est mon tour, je m'efforce de courir tout le long et de garder un bon rythme c'est la dernière vrai montée avant la descente finale. Ça tient pas mal le coup mais petit à petit, Raphael perd du terrain et sylvain est un peu décroché mais pas trop. Nous arrivons comme ça au sommet parmi les bouquetins allongés dans l'herbe. Enfin nous croyons que c'était le sommet mais non un petit plat puis encore une bonne montée. Ça commence à être dur, les jambes sont bien tendues, le sommet est bien alpin, c'est magnifique donc ça console un peu. Nous avons peut être 1 à 1'30 d'avance au sommet donc nous donnons pas mal en descente pour creuser, il y a cependant quelques petites relances. Je suis à court d'eau. Enfin nous passons le dernier col et basculons rapidement sur la descente. Une large piste rapide où les hoka seront encore appréciables !!

Ravitaillement rapide et nous repartons avec Guillaume, on prend quand même le temps de discuter un peu car il y a une nouvelle montée, je pense qu'à ce moment là nous sommes aux limites de ce que nous pouvons faire même si l'allure est pas trop rapide . Ubaye2.JPG

Dans la descente suivante, toujours rapide, nous gardons une allure soutenue, c'est pas une descente très intéressante, mais ça a le mérite d'être la dernière !! Enfin il y a quelques relances quand même. Nous croisons nos supporters (julia et ses enfants + mes filles) et continuons sur l'arrivée. Il semble cette fois que nous ayons un peu plus d'écart mais maintiendrons quand même le maximum jusqu'à la ligne. Dans Barcelonette, nous savourons cette victoire avant de franchir la ligne, je pense que c'est la victoire commune avec Guillaume qui a été la plus disputée et nous avons réellement été de niveau équivalent ce jour là. Céline est à l'arrivée, elle a terminé le petit parcours  une heure auparavant.

 

Donc très satisfait de ce nouveau parcours et du déroulement de la course, les "jeunes" nous ont mené la vie dure . De plus, chaque année l'équipe organisatrice est très accueillante, merci à eux.

Je me laisse 1 we de repos puis ce sera le trail de Valloire (petit parcours) avant l'UTMB.

 

 

Par Ludo - Publié dans : Trail
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Mercredi 4 août 2010 3 04 /08 /Août /2010 08:11

L'édition 2009 avait été stoppée à cause de violents orages et du froid. Cette année le soleil est au rendez vous.

Réveil à 4h pour se rendre à lanslevillard pour prendre la navette pour le départ. Le réveil est dur, quelques heures auparavant j'étais encore sur mon chantier...

Ma belle soeur a pu récupéré mon dossard la veille, j'ouvre le sac lorsque je suis en voiture, je lis rapidement la feuille coureur, départ de la navette à 4h30 !! Ah ça va être dur c'est déjà 4h45 et je suis pas arrivé, l'heure a du être modifiée par rapport à 2009 ou c'est ma mémoire...

Bref, sur place il n'y a plus de navette, je me rends donc avec ma voiture sur le lieu du départ. J'ai bien préparé la course c'est sur !!

Sur place, je retrouve Jean Marc et Paolo les organisateurs de la course, Paolo pourra prendre ma voiture pour redescendre ! Ouf pas besoin de revenir ici après la course.

 

Bon je rencontre quelques connaissances sur le départ. Il y a pas mal d'Italiens, et de coureurs du coin, mais nous sommes finalement assez peu au départ. La concurrence est rude ce we là. Trail des Fizz, Chaberton marathon, via romana, davos...etc.

La ballade s'annonce belle. à 6h10 environ le départ est donné. Je connais le début de parcours car nous avions pu le faire l'année dernière, nous avons un peu de temps pour discuter sur ce début assez roulant. Je retrouve Thomas Brigaud du Caf Maurienne, fraîchement arrivé à Aussois l'hiver dernier, il commence avec succès la randonnée à ski et les trails. Il y a aussi ROUDNITSKA Stéphane qui prépare la CCC et qui fera une belle 3ème place.

Les premiers rayons de soleil arrivent mais aussi les premiers cris de marmottes. Certaines pas très farouches rentrent dans leur terrier au dernier moment. Au niveau de la course, la première montée à Malamot égrène le peloton. Après avoir suivi un moment le rythme, je prends la tête pour augmenter légèrement le rythme. Seul Thomas reviendra sur moi et nous finirons ensemble cette première montée. Je sais que Thomas n'est pas un grand descendeur, et même si je ne veux pas trop me lâcher dans la première, je lui dis d'essayer de suivre le rythme mais il n'y parviendra pas, en plus il est pénalisé par un sac qui ne ferme pas bien et perd deux fois sa poche à eau...

Il reviendra cependant sur moi après la traversée du barrage du Mont Cenis. Nous attaquons donc ensemble l'approche de la difficulté du jour, le col du loup. L'approche est très roulante mais nous voyons le col et ses lacets se rapprocher. Thomas donne le rythme dans le début du col, il relance souvent en trottinant sur les portions plus plates. Les autres concurrents sont à 3-4 minutes environ. Au milieu du col, Thomas semble moins en forme et je passe devant, petit à petit l'écart se creuse, mais au sommet du col il doit y avoir 1 à 2 minutes maxi. Le passage au sommet est dans des pierres, nous sommes à  plus de 3000m, la vue est superbe, sur le lac, sur la vallée. Très beau passage, en plus le bénévole au sommet a monté des bonbons ( C'est beau la vie pour pas citer de marque :o) J'en mange deux et en prends quelques uns pour la suite. Ça donne pas trop envie de redescendre mais je ne m'attarde pas trop quand même. La descente suivante est un régal avec les bâtons. Une descente raide, tout en glisse, on se croirait en ski, c'est le top, un pur plaisir, je croiserai également deux Dawa (certains appellent ça des Chamois) qui me donneront une fois de plus des leçons de descente !!

Arrivée au sommet des pistes de Val cenis, c'est une piste 4*4 moins agréable et pour couronner le tout je me trompe de chemin, une flèche pas très bien positionnée indique de remonter alors qu'en fait le chemin devait descendre, je pense qu'il faut passer le petit col qu'il semble y avoir un peu plus loin, mais au bout de 3-4 min de montée toujours pas de balise ou peinture, je m'arrête et il me semble apercevoir un point orange sur un chemin en contrebas... je rebrousse chemin. Au moins 4-5 min de perdu, ça m'énerve toujours un peu, Thomas est revenu pas très loin, environ 3 min à vu de nez. c'est vrai que lui n'a pas trop du apprécier la descente .

Arrivé au col du Mont cenis, je refais le plein, signale ce petit problème de balisage et repars pour l'ascension suivante. je l'ai déjà faite l'année dernière, je sais ce qui m'attend. Cette fois c'est sec ! J'ai environ 5 min d'avance. Physiquement tout va bien, je m'aide bien des bâtons, et j'apprécie les gants Leki que Stéphane m'a fait parvenir, pas de frottement, bien efficace avec la cordelette intégrée pour l'attache rapide Leki.

Il y a quelques randonneurs dans ce col, assez raid mais qui offre un magnifique point de vue. L'arrivée au pas delà Bescia est énorme avec la vue sur le lac, le soleil scintillant sur l'eau tel des milliers d'étoiles. La descente sur un petit single est cool aussi. On arrive ensuite dans les près ou des personnes aèrent le foin à l'ancienne !!

 

Reste le col de sollière. Chemin de croix pour moi, je n'apprécie pas du tout cette partie, après un long plat montant, on rejoint une large piste 4*4 en plat montant. On va repasser à proximité d'un chemin qui rejoint le pas de la Bescia. Pour moi la course gagnerait à faire ce raccourci. Le chemin suivant pour arriver au col est un peu mieux, heureusement qu'il y a l'arrivée au col avec la magnifique vue sur les glaciers de la vanoise, ca remonte un peu le moral ! J'ai apercu aussi mon beau frère loin devant, qui est parti sur le 36kms 2h30 après nous. La fin de course étant commune je vais peut être le rattraper. Mais avant cela , je m'arrête pour demander de l'eau car je suis à sec. Un couple d'italiens me donne une bouteille de 50cl d'eau gazeuse. On discute un peu pour leur expliquer la course, le parcours..etc mais il est temps de repartir.

Finalement le ravito est un peu en dessous. Ce que je croyais être le pire passage de la course au début du col n'est rien par rapport à la fin interminable de la course. Une longue piste qui ne dénivelle pas, de presque 15kms, avec des lacets ou l'on a qu'une envie c'est de couper !! Il serait possible de le faire mais je reste sur le tracé. Je vois mon beau frère de plus en plus proche, je finis par le rattraper. Il est 2ème de la course mais a quelques crampes. Nous finirons ensemble cette course à allure réduite, la montée de lanslebourg à Lanslevillard sera plutôt de la récup mais ni lui ni moi n'avons de pression... Et en voilà fini avec cette course de 66kms 3200+ et 4000- environ....

Damien termine donc 2ème du 36 kms qui finalement en fait 43 et je termine premier du 66kms qui en fait ? Thomas qui s'est bien accroché termine deuxième.

 

Les organisateurs, qui sont très sympathiques, ont tout de suite demandé les choses à améliorer et nul doute qu'un ravitaillement sera ajouté et le parcours un peu retravaillé pour les éditions futures. La remise des prix a été assez rapide et j'ai pu à nouveau me rendre sur mon chantier pour faire un peu de récup. Merci à mon beau père pour l'aide à la grue un dimanche .

 

Pour la suite Trail Ubaye Salomon le we prochain avant deux semaines de "vacances reposantes" sur le chantier.

Par Ludo - Publié dans : Trail
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Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 11:05

Articles2010 1423

Une route compliquée et longue, plein d'autres choses en tête, c'est pas avec beaucoup d'entrain que nous arrivons sur Allos à 21h30 le samedi soir....

 

Reveil difficile à 5h40,  je prends la navette à 6h pour me rendre sur le lieu de départ, Céline prolonge un peu la nuit en attendant son départ  sur le petit parcours à 9h.

 

Je retrouve Julia, Guillaume ainsi que sa famille sur le site du départ. Je retire mon dossard, et il est temps d'aller sur le lieu du départ. 7h, à la fraîche, nous partons pour 58kms et 3200m+. Guillaume m'a vanté la beauté du parcours alors maintenant que je suis là j'ai hâte de prendre un peu de hauteur...

Le départ n'est pas le plus passionnant de la course avec une piste forestière sans grand intérêt, mais ça permet de décanter un peu la course. Après 5kms, nous attaquons une montée, nous revenons sur les deux coureurs partis en éclaireur. Patrice Marmet semble en forme et donne le rythme dans cette montée, juste derrière Vincent Chautard et Pascal Blanc. Guillaume reste dans les baskets de Patrice, alors que moi je me laisse distancer parfois car je marche. Nous sommes 3 en tête de course déjà bien détachés. Je fais toujours le yoyo en alternant marche et course. Ce début de montée est encore une piste forestière que j'apprécie moyennement mais on va ensuite prendre un single plus sympa. Il fait toujours frais et c'est tous les trois ensemble que nous arrivons au sommet de la première bosse. Nous attaquons une petite descente sympa. Bonne ambiance conviviale, on discute pas mal. Au bas de la descente c'est le km 12, je refais le plein d'eau car il n'y a pas de ravito avant 15kms... Nous repartons tous les 3 sur un chemin assez plat, personne en vu. Nous Articles2010 1581allons passer plusieurs petits raidillons mais le chemin est assez roulant dans l'ensemble.  Nous débouchons sur un plateau sympa, très sauvage. C'est très vaste, le chemin est toujours très roulant. Nous voyons derrière nous Pascal Blanc, il est à bonne distance quand même. Nous passons le point de contrôle près d'un lac, puis nous faisons presque demi tour, nous revenons sur nos pas par un autre sentier, donc à nouveau un long chemin en plat descendant cette fois. Je passe devant et imprime un rythme assez élevé, Guillaume et Patrice suivent sans problème toute la première partie, mais sur la fin Patrice lâche un peu de terrain. Nous arrivons au ravitaillement, faisons le plein d'eau, et nous repartons Guillaume et moi alors que Patrice arrive. Il y a une petite montée un peu raide que nous marchons puis à nouveau un sentier balcon très roulant, au milieu des mélèzes. Joli point de vue et sentier agréable, à l'ombre. Parfois même si on n'a vu aucun croisement, les rubalises sont un peu espacées et j'ai des doutes mais Guillaume se souvient du parcours de l'année précédente donc tout va bien.

Arrivé à l'aplomb de Colmar, nous quittons ce sentier balcon pour plonger sur un petit chemin assez raide, la descente est sympa mais me secoue un peu les cuisses, je suis quand même Guillaume sans difficulté. Nous arrivons à la Ratery où nous faisons la jonction avec le petit parcours. Petit ravitaillement express, puis après 500m de plat, nous Articles2010 1589descendons jusqu'au lit d'une rivière que nous traversons. Après cette rivière, nous attaquons le col de l'Encombrette. Guillaume est devant depuis un moment et trottine sur cette montée douce, ca m'est pénible au début de courir puis ca va mieux alors que Guillaume semble plus à la peine, je passe devant et le motive encore pour courir sur cette portion pas trop raide. Nous restons comme ça un bon moment, nous doublons de plus en plus de coureurs du petit parcours. Lorsque je me retourne, je ne vois plus Guillaume, je ralentis de toute manière parfois je sens que je suis à la limite des crampes donc ca ne me fait pas de mal. Une pause pipi et Guillaume arrive, je le motive à nouveau et lui dit qu'on court cette partie roulante pour ensuite marcher lorsque ce sera plus raide. C'est ce qu'on fait. Je ne connais pas le parcours mais un signaleur nous annonce vous entrez dans le parc du Mercantour interdit de quitter le sentier ! Ok il n'y a plus de balisage mais il y a tellement de coureurs du petit parcours qu'il n'y a pas de soucis pour suivre la bonne route. C'est sympa de croiser du monde, en principe on arrive à doubler sans problème. Guillaume est quelques mètres derrière mais toujours en vue et toujours à porter de voix. On s'encourage mutuellement. On arrive dans un passage encaissé où le chemin fait des lacets dans une paroie abrupte. Le sentier est vraiment sympa, meme s' il est en plein soleil, jolie vue sur la vallée, quelques névés dans la gorge, puis nous débouchons au sommet de la gorge et nous voyons le col à atteindre, le chemin est bien balisé par des dizaines de coureurs . Les jambes vont bien je viens de prendre un GO2 one for Five pour le tester en milieu de course car jusqu'à maintenant j'ai testé ce produit uniquement 1h avant la fin et j'avais eu parfois mal au ventre 30 min après. Articles2010 1590

La fin du col est tout simplement magnifique avec de multiples points de vue aussi beaux les uns que les autres, nous passons à  proximité d'une bergerie et d'un lac avant de finir le dernier lacet du col. Guillaume est toujours quelques mètres derrière, environ 1 à 2 minutes nous séparent. J'arrive au col et je ne dois pas être trop marqué, un contrôleur me demande : Randonnée ? Ça me fait sourire mais je lui réponds : non grand parcours . Je m'assois quelques secondes au sommet à coté de Teddy qui est là pour le plaisir et aussi pour faire quelques photos pour Altecsports. La vue est tellement belle qu'on a pas trop envie de repartir mais plus je reste plus ce sera difficile de repartir !! Guillaume n'est plus très loin, je l'encourage et attaque la descente. Teddy m'a dit que Céline est à environ 15-20 min devant nous. Je pense bien que Guillaume va me rattraper à la descente mais je fais une descente normale, sans forcer mais sans traîner non plus. Dans ces parties caillouteuses et rapides, je peux une nouvelle fois apprécier le confort des chaussures Hoka. Je ne sais pas si c'est le One for Five, la fin de course ou le fait de rattraper Céline mais j'emmène une bonne vitesse en descente et en me décontractant quand même. Nous croisons un chamois qui fait le beau sur les rochers, puis je double un concurrent qui me dit que ma femme est juste devant... j'arrive au dernier ravitaillement ou je fais le plein d'eau, je me débarrasse de mes emballages vides, je prends mon temps et je regarde si Guillaume arrive. Je l'encourage à nouveau et je continue mon chemin, la descente est plus technique sur un single, je m'attends à avoir une bonne remontée car à mon altimètre il me manque au moins 300m de D+. Quand j'arrive au Articles2010 1715fond de la vallée, je traverse une rivière et le chemin remonte. Je marche un peu mais à nouveau ça descend. Les bénévoles me confirment qu'il n'y a plus de montée. Enfin je vois la jupette de ma femme devant, je viens de doubler une féminine quelques minutes avant alors je la motive pour augmenter un peu le rythme. Elle me dit vas y ! Mais vas y ! Eh non soit j'attends avec elle que Guillaume arrive et termine avec Guillaume soit je termine avec elle. Je l'ai rattrapée 4 kms avant l'arrivée mais le fait de forcer un peu l'allure lui donne des crampes. A 2kms de l'arrivée, Guillaume est en vu ! On a assez de marge pour finir tous les trois ensemble alors c'est ce qu'on va faire. Il n'y a pas les filles comme au trail des Maures mais c'est une arrivée  très sympa avec ma femme et un bon copain !! On termine donc la course en 6h11. Céline termine 7ème femme sur le petit et sera remisée sur la 3ème marche du podium senior grâce au jeu du non cumul. Articles2010 1744

 

Pas très enthousiastes avant la course, nous sommes absolument ravis d'être venus et ne regrettons pas ce déplacement un peu long. C'est un beau parcours, Céline a apprécié aussi le tracé qui lui convient bien avec deux grosses montées et une grosse descente. Pour le grand parcours c'est pareil, super, avec une première partie roulante et une deuxième partie qui l'est beaucoup moins.

Un peu de repos avant de faire, si l'avancement de mon chantier le permet le Trail Cenis Tour dimanche prochain.

Articles2010 1756

Par Ludo - Publié dans : Trail
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Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /Juil /2010 09:51

L1050238Pas mal d'appréhension pour cette course aux données assez impressionnantes : 120kms 10000m+.

 

Perturbé par des quiproquos au sujet du logement, je ne suis pas dans les meilleures conditions pour aborder cette course. On se couche à plus de 22h pour se lever 4 h plus tard. Je me rend sur les lieux du départ avec des amis de Nico. Céline et les filles restent au chalet aux contamines où on doit passer normalement vers 8h00.

 

Phase Bof Bof

 

Sur la ligne de départ, je retrouve Serges Barthes et  Tony Sbalbi qui partent sur le 56kms mais le départ est en même temps. C'est certainement plus facile à gérer pour l'organisation mais un peu tôt pour faire 50kms. Pour moi en début de course c'est difficile de savoir où on en est alors je pars assez vite avec Serge pour pouvoir savoir où je me situe dans la course. Rapidement je dois quitter le rythme de Serge que je ne pourrais pas tenir sur 120kms. Il fait nuit et même si j'ai commencé rapidement sur la première bosse, je lève le pied dans la première descente pour ne pas me ruiner les quadris. Philippe Verdier me double dans cette descente. Je ne le connais pas mais on va discuter un moment dans la montée suivante qui nous amènera ensuite au parking des toiles. Philippe est un spécialiste des longues distances, il se dit piètre grimpeur mais bon descendeur mais à cet instant c'est lui qui donne le rythme en montée !! Lors de la bascule, seul je n'aurais pas eu le même rythme mais je reste proche de lui jusqu'au parking. Je croise Dominique qui me dit que serge est en  tête avec Tony. Nous repartons ensemble, Philippe et moi du parking et commençons une longue montée avec des portions plus plates. Philippe relance souvent en courant alors je me force L1050345 aussi. Puis dans la montée du Parion, je passe devant  et distance rapidement Philippe, sans accélérer pourtant. Je pense qu'il va revenir dans la descente suivante mais il n'en sera rien.  Cette montée est superbe avec le lever du soleil sur le mont blanc et le chemin qui est vraiment sympa . Je reviens sur Patrick Rey qui fait le 56kms au sommet et je le double dans la descente au profit d'une pause pipi, on se souhaite bonne course et on continue. La descente est parfois raide, parfois sur de grandes pistes, pas forcément terribles. J'arrive sur le ravitaillement à Bionnassey, refait le plein d'eau, mange un peu de jambon cru qui est excellent et repars tranquille. On me dit que je suis deuxième de la 120kms.

Physiquement je ne vais pas mal, je ne suis pas bien, je suis bof bof. J'ai plein de choses en tête qui ne concernent pas la course, mais surtout la construction de mon mur de soutènement et de ma future maison. Heureusement parfois les chemins et les paysages sont sympas ce qui est le cas de cette montée sur tricot, ce qui me ramène un peu dans la course. Au sommet je vois Olivier, il m'a dit qu'il courait sur le 56kms mais il a un dossard 120kms. Il est un peu plus bas dans la descente. Une descente un peu technique en single, et on arrive sur les chalet de Miage. Olivier repart quand j'arrive. Une nouvelle fois je fais le plein d'eau et je repars. Je ne vois personne derrière, il y a déjà pas mal d'écart. Dans la petite bosse suivante Olivier me reprendra du terrain et je ne le vois plus à l'attaque de la descente sur les contamines. La descente  en forêt pas mal, ça déroule tranquille sans forcer. Au bout d'un moment je retombe sur une piste et il y a Olivier aussi, il n'y a plus de balise, on a du se planter de chemin. Sur les panneaux on voit indiqué la frasse, alors on suit cette indication car à la fin de la descente on doit passer à la frasse. On arrive à un contrôle mais par le mauvais coté. Le contrôleur nous dit qu'on s'est trompé, on le savait mais il nous dit de continuer, il note notre erreur et c'est l'organisation qui décidera de la sanction.

 

Phase au fond du trou

 

Déjà que j'étais pas trop dans la course, là ça m'achève ! Je perds toute motivation, je laisse partir Olivier qui m'a confirmé qu'il était sur le 56kms car il voulait se préserver pour la CCC !! Je me traîne, je ne vais quasiment jamais courir sur la montée suivante, heureusement la descente est sympa, on croise un peu de monde, je continue quand IMGP1280même mon alimentation au rythme de 1 gel toutes les 30mn. Physiquement tout va bien mais je pense beaucoup à l'abandon déjà à cause de cette erreur, je veux savoir quelle sera la pénalité avant de continuer ou même savoir si je suis disqualifié. Je me trouve plein d'autres choses à faire pendant le we si j'arrête là, à commencer par mon mur !!!

J'arrive tant bien que mal aux contamines où je retrouve les filles. Je demande à Yannick74 de kikou si je suis disqualifié ou quelle sera la pénalité, si c'est plus de 30min j'arrête. Il me dit que l'année dernière il y avait eu 10min d'ajout de temps dans le même cas. Céline me motive pour repartir à l'attaque du mont Joly. Il y a une section chrono pour le meilleur grimpeur mais j'ai pas vraiment le goût de jouer alors je continue mon allure normale, je note mon temps au début de la pente. Il fait très chaud, la piste forestière du début n'est pas des plus agréable, mais je continue tout de même. On ressort près de chalets que je connais car j'y suis passer en raid  pendant les montain x race je crois. L'épaule du mont jolie est encore loin et je me sert beaucoup des bâtons, je continue sur cette épaule puis sur l'arête qui est quand même jolie, on voit Mégève, on repassera par le même endroit en fin de course !! Au sommet du mont joly, je vois que j'ai mis environ 1h42 pour monter je crois que c'est 10 minutes de plus que le meilleur de l'année dernière. Je pointe en haut puis attaque la descente, tranquillement, je ne joue pas non plus pour le meilleur descendeur et je respecte bien le chemin, pas de coupes, même s' il y en a beaucoup de possible !!! Au milieu de la descente je n'ai plus d'eau. C'est un peu juste en ravitaillement eau par cette chaleur. En bas de la descente, j'entends les filles qui sont en face à l'étape, il y a une petite relance à plat, encore une descente et une petite remontée. Quand j'arrive à l'étape ma descente a duré 45minutes !!! soit plus de 15 minutes de plus que le meilleur l'année précédente !!! Je comprendrai plus tard que le contrôle en bas de la descente n'était pas encore en place lorsque je suis passé et que je n'aurai pas mon temps sur la descente pure.

A l'étape je retrouve les filles et Céline, je refais le plein, mange encore un peu de jambon et je repars. Céline m'a dit que le temps additionnel sera de 10min. 10 min ça va je continue, je repars en direction de la gorge, où on a un petit bout de plat sur bitume en pleine chaleur, c'est étouffant. Le bénévole m'indique une fontaine où je trempe la casquette pour me rafraîchir, puis j'attaque la montée du col de la fenêtre.

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Phase :  on ne se pose plus de question

 

Le début du chemin est très raide, je pousse un maximum sur les bâtons pour économiser les jambes, mais au bout d'un moment j'ai les épaules endolories !! Il y a quelques petites relances de plat, plats montants, que je peux faire en courant, je ne réfléchis plus à grand chose j'avance, il fait toujours chaud et je bois beaucoup, je consomme toujours autant de gels. Pas de problèmes particuliers, les jambes sont Ok, la digestion bonne. J'ai perdu le profil que j'avais imprimé et je n'ai pas vraiment lu le raid book alors je ne sais pas trop ce qui me reste jusqu'au col, mais je n'ai plus d'eau. Quand je croyais être au col il reste encore une bonne montée où j'aperçois les gens, ça doit être le contrôle, je vais certainement pouvoir prendre un peu d'eau. François De la Balme de S. qui écrit pour le dauphiné et sur le forum courir en pays de savoie est là. Il me donne un peu d'eau et termine le col avec moi. Ça fait du bien un peu de compagnie, ça fait 10h environ que je suis plus ou moins seul... Au sommet du col il m'abandonne mais je trouve une personne, un anglais qui me donne un peu d'eau. Il a des hoka et me demande s' il peut faire un bout de chemin avec moi. Pas de problème. Je vais faire route avec ce "crazy English runner" comme il se nomme. Il habite en France et n'a pas trop d'expérience sur le long en trail. On discute un peu et on arrive ensemble au Signal où les filles et Céline sont montées en télécabine. Je fais le plein de gels, je vais être un peu juste en fin de course visiblement, j'en ai pas prévu assez. je mange un peu de soupe et je repars. Mon accompagnateur anglais repart aussi un petit bout avec moi, d'ailleurs en discutant on va se planter de chemin et c'est des bénévoles qui vont nous rattraper pour nous le dire. On est au milieu des pistes des contamines. Le ciel se charge rapidement sur le mont Joly et sur l'aiguille croche. Ça sent l'orage c'est sur ! L'anglais m'a laissé et je continue mon chemin seul. Je dois avoir dans les 50 min à 1heure d'avance.

 

Phase : article 22 ter.

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Le ciel s'assombrit de plus en plus, et on commence à entendre des tonnerres, rien d'alarmant. Je me dit que je vais me couvrir dès qu'il commence à pleuvoir pour ne pas avoir froid et c'est ce que je fais quelques minutes plus tard. Il fait quelques gouttes, puis c'est le déluge, ensuite il y a la grêle, mais le tonnerre est encore assez loin, je continue et je pense à mon beau père qui nous dit : " article 22, on se met à l'abris quand il pleut". Mais déjà il n'y a pas d'abris et c'est que de l'eau, je ne pense pas avoir froid en marchant. Je pense aussi à la phrase que j'avais dite à mes collègues de raid 15 jours plus tôt " c'est dans les conditions difficiles qu'on reconnaît les grandes équipes". Alors je me l'applique. Les éclairs se rapprochent, je continue mon chemin, il serpente sous une ligne de télésiège, ça continue toujours de se rapprocher alors je quitte le chemin pour monter droit sous la ligne, je me sens plus protégé, car la ligne doit absorber la foudre, ouais bon c'est pas sur ! Maintenant il y a moins de 2 secondes ente l'éclair et le tonnerre, il faut que je me mette à l'abris, ce sera donc l'article 22ter, on se met à l'abris quand il y a le tonnerre . Reste à trouver l'abris, je suis bientôt au sommet du télésiège, la piste est transformée en torrent, les éclairs pètent de tous les cotés sur les sommets, je me dit que je pourrasi au moins m'abriter sous la gare d'arrivée. Je teste quand même la cabane du perchman et surprise elle est ouverte, cool ! Je rentre me mettre à l'abris. il est 16h, je suis trempé et je vais vite me refroidir comme ça. Il y la lumière qui fonctionne, je vois un radiateur, je l'allume, rien, il est toujours froid au bout d'une minute. Il y en a un deuxième, là une lumière s'allume, ça sent bon !!! Effectivement il chauffe rapidement, alors je me mets en caleçon et je  mets tout à sécher. Je bois, mange des pâtes de fruits, ça pourrait être pire. Le temps est toujours apocalyptique et je pense à ceux qui sont dehors. Je ne sais pas si la course continue, je n'ai pas de téléphone, celui dans la cabane ne fonctionne pas. Après 40 minutes, l'orage semble se calmer, mais je ne sais pas si la course continue, je sors de la cabane et je vais jeter un oeil sur le chemin, je ne vois personne, je rentre à nouveau  pendant 15 minutes pour finir de faire sécher mes habits. Je ressort de la cabane, je vais jeter un oeil sur le chemin et je vois philippe qui est 1 ou deux lacets en dessous de moi !! il doit y avoir 5min !!  Visiblement la course continue.

 

Phase :  gonflé à blocArticles2010 2374

 

Je repars rapidement vers la suite du parcours à une bonne allure, les jambes suivent bien et malgré cet arrêt prolongé ça repart sans problème. Ça m'a certainement fait du bien. Je me reprends un peu de pluie mais rien de bien méchant. Je rejoins l'arête qui nous conduit à l'aiguille croche c'est assez glissant mais c'est super la vue, ainsi que le chemin d'arête. En quelques minutes j'ai vu que j'ai repris beaucoup de terrain à Philippe qui n'a pas du s'arrêter lui. Lorsque l'on avait discuté ensemble, il m'a dit qu'il serait content s' il terminait à une heure de moi. A partir de ce moment là, je ne pense plus qu'à terminer avec une heure d'avance et même une 1h10 en comptant la pénalité, comme  ça il n'y aura pas de contestation sur mon erreur. Il n'y a personne à l'aiguille croche, j'attaque la descente et pars sur les talons, la descente va être délicate, très glissante. J'ai pu testé à plusieurs reprises la solidité des bâtons Leki carbone, qui m'ont épargné nombreuses chutes. J'arrive au ravitaillement, les contrôleurs sont tout joyeux de voir quelqu'un, ils me confirment que la course continue même s'il a été question de l'arrêter. Je fais le plein d'eau, quelques noix de cajou et c'est parti, je suis survolté, je vais courir pratiquement tout le long jusqu'au col de basse combe, c'est une partie beaucoup plus roulante. Au col, je pensais plonger sur Mégève mais on va faire une petite boucle sans trop d'intérêt. Au milieu se trouve à nouveau un ravito. En me souvenant du manque d'eau précédant, je fais le plein et repars aussi sec. Je repasse au col de Basse combe 40 minutes plus tard et je demande les écarts mais personne n'est encore passé !! en une douzaine de kms j'ai repris dans les 30 mins !! Je pense qu'il y a une longue descente jusqu'à Mégève mais en fait au sommet des remontées on bascule à gauche par un petit chemin jusqu'au fond de la vallée, le chemin est sympa mais assez raide, il met a rude épreuve les quadri qui vont accuser le coup sur la montée de Rochebrune. Je la trouve longue cette montée pourtant il n'y a que 300m, mais vu que je l'avais pas en tête ça paraît long !! j'aurais du plus regarder le profil et le raid book !!

IMGP1302Bref j'arrive à Rochebrune, il fait encore jour, heureusement car j'ai uniquement mes lampes de secours et pas de grosses lampes pour la nuit, ce gros arrêt m'a un peu mis en retard sur les prévisions horaires. la descente, je la connais, on l'a prise pour les mountain X race aussi. Quand on arrive sur les hauts de Mégève, on voit l'arête du mont Joly que l'on doit rejoindre mais au lieu de s'y rendre directement on fait environ 20 kms pour descendre jusqu'au centre de Mégève où les touristes attablés aux restaurants nous regardent d'un air dubitatif, quelques rares exceptions cependant doivent être au courant de la course, car je reçois quelques encouragements. Je rejoins Céline, les filles et Stéphane au ravitaillement, je prends mes derniers gels et Stéphane m'en donne d'autres, je récupère aussi une grosse lampe, la Petzl Ultra. Plus que 14 kms et 900m de D+ environ. Je le sens bien maintenant, sauf blessure je vais la terminer cette course !! Mais Céline m'a dit que les autres coureurs avaient été stoppés par l'organisation pendant une heure et que ce temps de course serait décompté !!! Pour ma part je n'étais pas à un point de contrôle donc personne, à part le log de ma montre, ne peut prouver que je me suis arrêté ( j'ai vérifié sur le log, arrêt de 53 min). Je me dis qu'il faut alors que je termine avec au minimum 1h30 d'avance pour être à l'abris !!! Même si je venais pour la terminer cette course, le déroulement de la course fait que maintenant je veux la gagner. Ça me remotive donc pour courir dès que possible, même sur les parties qui sont un peu plus que des plats montants. Au milieu de l'ascension j'allume ma lampe, et pendant un moment j'ai un petit coup de flippe, je ne vois plus de balises mais je suis sur le bon chemin, j'en retrouve un peu plus tard. Il fait nuit maintenant, je mets ma lampe au minimum et lorsque je veux voir les balises au loin, je passe sur le maximum, ça éclaire vraiment bien.  Cette montée se passe très bien et je rejoins la crête où je retrouve Yannick. Plus que de la descente et ce sera l'arrivée !! Je passe dans le mode maxi de la lampe et c'est parti pour la descente.  Le début est une petite traversée tranquille, on rejoint la montée que l'on a empruntée pour se rendre au Mont Joly, puis on continue sur Saint Nicolas. La descente dans les champs est très raide, je ralentis pour ne pas arriver complètement fracassé au niveau des Quadris. Je vais jardiner une ou deux fois pour trouver mon chemin mais je parviens en haut du village, Stephane est là pour m'accompagner sur la fin de course. Eh voilà c'est fait, dernière ligne droite, je retrouve mes filles pour faire les derniers mètres de cette longue course qui globalement aura été de mieux en mieux au niveau mental mais aussi physique. L1050350

20h14 pour venir à bout de cette Montagn'hard, c'est 10 minutes de plus qu'Antoine l'année dernière, les conditions ont été différentes donc difficile de comparer. J'ai trouvé le parcours assez sympa avec pas beaucoup de moment de répit, parfois on sent que l'on fait des bouts de parcours pas pour l'intérêt mais pour faire du "chiffre" (dénivelé et kms) mais ça reste une belle course. Satisfait d'être arrivé au bout. Je suis plus en confiance pour parvenir à terminer cet UTMB.

 

Maintenant c'est les mélèzes ce weekend, puis L'ubaye le 08 août, je crois que je vais me reposer le 01 août, ou peut etre que je vais bosser sur mon chantier le samedi et courir le trail cenis tour le dimanche.

 

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L1050367 Merci à Stephane d'altecsports, François de la Balme de S. et Céline pour les photos.

Par Ludo - Publié dans : Trail
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