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Ah la CCC, je ne pensais vraiment pas la faire il y a un mois, principalement à cause de notre fête de famille. Je me serai inscris sur l'UTMB de toute façon si je n'avais pas eu cette fête... La CCC ne représente pas un défi pour moi je savais que j'étais capable de la finir alors que l'UTMB je ne sais toujours pas. Ça reste quand même une course et elle n'est pas terminée tant que la ligne n'est pas franchie, ce qui aurait très bien pu être le cas à quelques kms de l'arrivée....
sur Lucas, un bon coureur, surtout en montée On arrive au refuge Bonati ensemble, nous sommes 5ème, dans les petites relances, il est beaucoup mieux et je le laisse passer, on revient sur Guillaume avec qui on arrive à Arnuva. Je repars avec Guillaume au grand col ferret, mais très vite en marche rapide Guillaume ne suit pas je l'encourage un peu mais il décroche. La montée est longue, je ne suis pas au mieux, je ne sais pas pourquoi j'ai pas un rythme élevé. Lucas reviens, on passe le col presque ensemble, mais je ne sais pas ce qu'il a fait au col, il prend du retard lors de la bascule et je suis seul dans la descente, pour arrivée sur la fouly, il y a des petites relances mais j'ai plus de jambes, dès que ça monte de 2m je dois marché, mes cuisses brûlent et j'ai beau poussé ça avance pas ! J'ai pas trop le moral, je me dis que je suis allé trop vite en début de parcours et je suis grillé. C'est ce que je dis à Seb Talloti et Céline qui m'attendent à la Fouly. J'ai déjà songé à l'abandon.... A la Fouly, je vois Thomas qui abandonne là, je vais le saluer et repars pour une partie roulante, bon j'apprécie pas vraiment il y a des parties sympa mais aussi de grosses pistes, je recroise Céline et les parents de Guiallame qui m'encourage un peu plus loin avant l'attaque de la montée de champex, c'est une montée en single que je marche mais j'ai hâte d'être au ravito. on m'annonce 3ème, Jean yves a 35minutes, Le Grec à 15 minutes. Derrière je ne sais pas, cette troisième place est inespérée et très bien, je vais m'efforcer de la garder. Jusqu'au pied de Bovine, je m'efforce de courir mais encore une fois c'est un peu longuet. Dans la montée de Bovine ça va mieux, je m'aide des bâtons et les jambes répondent mieux, je trottine sur la fin de montée l'idée d'abandonner me quitte et je pense bien terminer. J'ai regardé ma montre, la montée n'a pas été trop rapide, je me souviens d'un récit de Julien Chorier de l'UTMB 2008 ou dans cette montée il était à plus de 1000m/h, je suis a peine à 840.... ouais je suis pas prêt pour le long. Descente sans souci, je croise encore Céline sur la route avant Trient, puis au ravito de Trient. Je refais le plein d'eau et de gels, puis repars. Un homme cours avec moi jusqu'au petit chemin, on discute et il me dit qu'il a couru avec les deux premier sur cette parti et que Guillaume est pas loin derrière, Parfait, je me dis que si il revient encore a Vallorcine on pourra finir ensemble. LA montée suivante se passe bien aussi, toujours dans le même rythme environ 850m/h, toujours pas dans le rythme de Julien... Dans la descente sur Vallorcine, je rejoins un chemin que j'ai pris pour le Raid Millet en 2008. J'arrive à Vallorciene avec beaucoup d'encouragement, a nouveau ravitaillement et je demande à Céline ouen est Guillaume il me dit vers la 15ème place !!! Ahhhrg sûrement une fausse info de l'homme qui courait avec moi ! Bon je croise une connaissance à Vallorcine qui me dit qu'il sera au Col des montets, je lui demande de me donner les écart avec derrière, devant c'est à plus de 25minutes et 1h pour Jean Yves ! Les jambes répondent bien et je peu trottiner jusqu'au col de montets, mon collègue (j'ai mangé le nom désolé) me dit 7min30, c'est une Italien. ah je lui dit ca va pas le faire je suis cuit, dès le début du petit chemin je n'ai qu'une idée, c'est garder l'écart dans la montée. Mon collègue Klaxonne
quand l'Italien est au col, j'ai repris 30s-1min depuis Vallorcine. L'Italien a déjà allumé sa lampe et je le vois en dessous, je décide de ne pas montrer ma position et je n'allume pas ma lampe, voir sans être vu, un peu de strategie ! Je n'aurais surement pas agit de la même manière avec une connaissance ou avec quelqu'un avec qui j'aurais couru une grosse partie de la course mais je ne connais pas cet Italien (il m'a contacté par e-mail depuis et il semble très cool et sympa, comme bon nombre de trailleurs). A 21h02 dans la nuit noire je ne vois pas la lampe de Danièle (Danièle Gaido c'est son nom) et je me décide à allumer ma lampe, je me suis efforcé de tenir le rythme le plus élevé que je pouvais je monte à un peu plus de 950m/h mais je suis toujours pas au niveau de Julien qui avait plus de 140kms dans les pattes. Le chemin est technique, et la montée s'aplatit mais avec beaucoup de cailloux le chemin est long pour arriver au contrôle. Au contrôle je croise Benoit Laval, je le croyais sur l'UTMB mais il se concentre sur le TTN, un peu d'encouragement et je repars, je lui demande si il voit des lampes mais non rien. Depuis environ 30 minutes, il y a le brouillard et la progression est difficile, avec la lampe ça fait un écran si on baisse le niveau d'éclairage on ne voit plus les balises briller et le chemin est parfois dur à trouver. Je m'efforce de courir mais c'est un peu dangereux. Une dernière petite bosse et plus que de la descente, le brouillards s'estompe et je lâche les chevaux, je donne ce qui me reste dans la descente, j'ai eu des crampes en fin de montée mais pour le moment je suis épargné, puis on quitte la grande piste pour un petit chemin qui surplombe Cham, il y a racine et cailloux, ma lampe est un peu limite, pourtant les piles sont bonne mais je pense que la led a perdu son efficacité depuis 5 ans. Je suis limite physiquement mais je relance a chaque virage, évidement les crampes reviennent je continue en essayant de me détendre, elles passent. Je sens l'écurie et je suis survolté. environ 3 kms avant l'arrivée je chute, je m'arrête sur des cailloux, je n'ose pas bougé sur le coup, puis je me relève doucement, ca va j'ai mal au coude et au tibia mais rien de grave ça m'a calmé quand même et j'attendrai d'être en chemin plus favorable pour reprendre un bon rythme. Un Pied sur le goudron plus que 1à2 kms et c'est l'arrivée, je me retourne souvent, je suis satisfait de ma descente et je me dis qu'on ne peut pas me reprendre 7 minutes sur cette descente mais bon je sais pas combien j'avais d'avance au sommet. L'arrivée dans Cham est un mélange de souffrance et douleur, en tout cas plein d'émotion, je verse ma petite larme un peu avant l'arrivée, Céline m'attend pour faire les derniers mètre ensemble. Ça y est c'est fini, Catherine Poletti me fait la bise et me remet la polaire de finisher, elle demande à ma femme de s'écarter un peu aussi, c'est dommage c'est aussi avec ma famille que je veux profiter de ce moment. Voilà c'est fait, à une place qui me satisfait pleinement, c'est vrai que je profite d'une
défaillance ou blessure de Thomas mais c'est ça la course aussi. Jean Yves me met presque une heure, à la patrouille, même si on a pas couru le même jour c'était plus d'1h30, donc ca me surprend pas.
